Elevage canin

Un triste constat !

L’élevage canin est, actuellement, une activité pratiquée un peu en dépit du bon sens par nombre de prétendus éleveurs qui ne sont, en fait, que de tristes vendeurs de chiens.

Le profit étant leur seul objectif, bon nombre d’éleveurs déclarés négligent la qualité de leurs reproducteurs, effectuant des critères de sélection parfaitement discutables, à l’origine de nombreux problèmes affectant profondément le bien-être quotidien  et l’espérance de vie de beaucoup de chiens dits de race.

On peut déplorer également le manque de discernement quant au choix des adoptants, l’essentiel étant de vendre ses chiots, et peu importe si le futur maître ne semble pas convenir pourvu qu’il paie…

Par ailleurs, l’envolée des sites de ventes sur Internet favorise un marché malheureusement en pleine expansion, et une économie souterraine difficile à évaluer (concurrence déloyale).

Il en résulte un nombre de portées, souvent non L.O.F, qui entrent en compétition directe avec les élevages déclarés, et alimentent notamment les salons pour chiots dont la qualité et l’honnêteté sont loin de servir la cause des chiens : la nouvelle loi de 2016 va-t-elle enfin améliorer la situation ?

Concernant les spécificités de cette profession, il faut savoir que :

  • Faire naître des chiots et les voir évoluer jour après jour est une activité purement magique !
  • Mais les voir partir avec le premier venu en échange d’un chèque peut être difficile… Ne pas vendre tous ses chiots et en garder sur les bras aussi.
  • La concurrence est souvent rude dans les races « à la mode » : mieux vaut commencer par un faible effectif de reproducteurs, ne pas dépasser 3 races différentes et miser sur la qualité.
  • Il est possible de démarrer l’activité tranquillement chez soi quand on possède 1 ou 2 femelles : cela permet d’acquérir de l’expérience, mais ne procure qu’un faible revenu.
  • Cependant, une augmentation de l’effectif demande des infrastructures spécifiques dont le coût doit être raisonné pour être facilement amorti et devenir rentable. La recherche du lieu idéal est souvent un casse-tête pour coller à la fois au budget, à la proximité et à la légalité : MonMétierCanin vous accompagne dans ces démarches et vérifie la cohérence financière de votre projet.
  • Vos clients pourront vous confier leur chien en pension, ce qui est très complémentaire, mais les risques sanitaires doivent être maitrisés !
  • Maitriser l’approche comportementale et l’éducation canine peut se révéler vraiment complémentaire car cela permet de vendre des chiots avec un programme d’éducation : c’est un gage de qualité pour les maîtres, une sécurité pour le chiot et un complément de revenu pour vous.

Quels investissements dois-je prévoir ?

On peut démarrer avec un faible investissement si l’on possède déjà un petit « chez soi », mais suivant vos objectifs, les coûts peuvent varier considérablement !

Tout doit être raisonné : le choix de la race, le nombre de reproductrices et de chiots espérés, l’activité (unique ou complémentaire), l’effort de sélection, les sorties en concours, le lieu d’implantation…

Quelques cartes de visite et un petit site Internet faciliteront votre publicité : des solutions gratuites ou peu onéreuses existent pour commencer.

Vous devez également conclure un contrat RC Pro (Responsabilité Civile professionnelle) : comptez entre 120 et 300 € à l’année, suivant les compagnies d’assurances.

Une alternative de qualité existe pourtant…

Tous les éleveurs ne sont pourtant pas à mettre dans le même panier.

Certains aiment leur race, cherchant à l’améliorer, moins dans le sens d’une discutable esthétique, que dans la recherche d’un meilleur équilibre à la fois mental et physique.

Faire de l’élevage, c’est respecter le chien et lui donner les meilleures chances de vivre en harmonie près de sa famille humaine !

Quel sera mon C.F.E (Centre de formalités des entreprises) compétent ?

Votre déclaration d’activité : auprès du C.F.E de la Chambre d’agriculture.

Vous pourrez démarrer en tant que Micro Bénéfices Agricoles, et bénéficier de l’ACCRE (exonération de charges sociales lors de vos 3 premières années (périodes).

Vous bénéficierez du statut suivant :

  • Votre qualification juridique : Éleveur (agriculteur)
  • Votre régime social : Mutualité Sociale Agricole
  • Votre régime fiscal :

Faire les bons choix est la clé de votre réussite : MonMétierCanin est là pour vous guider !

ANI'MALICE 2017